Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés,
J'ai connu des rideaux de pluie à draper des cités souveraines et ultimes,
Des cerceaux déchirés couronnant les chapelles de la désespérance,
Et tourne l'onde,
Et tourne l'onde,
Et tourne l'onde,
Et tourne, et reviens-moi au centuple,
Reste,
Accroche,
Rêche,
Me caresse,
Me saoule,
Et me saborde,
Dérape,
S'enroule,
Pourri malheur,
Pourrie chaleur,
Et devient familier le chant des automates,
On est plombé mon frère des oripeaux de plomb je te dis,
De la tonne superflue,
Carcan,
Jour et nuit,
Carcan,
Fossoyeur,
Carcan,
Tout sourire,
Aux dents vertes,
Et nous consommerons,
Cramés par des soleils de pilule d'apparat,
Cernés par le fatras trop habile,
Et tu pourras ployer,
Personne ne verra rien,
Puis, des anciens charmes qui te remontent enfin du dernier des « je t'aime »,
J'aperçois des caboches saturées de limaille,
Qui replongent leurs yeux encore à l'horizon,
Et les possibles errances à la poitrine fière et toujours en douceur,
On a l'art des ruisseaux,
On a l'art de la plaine,
On a l'art des sommets,
On a l'art des centaines de milliers de combattants de la petite vie qui se cognent aux parois, On a l'art de faire exploser les parois,
On a l'art des constellations,
On a l'art des chairs brutes,
Mais on a l'art de la guerre,
Et on a l'art du fracas,
Et on a l'art de la pente de douceur,
Et on a l'art du silence,
Dis-moi, est-ce que je peux ?
Dis-moi, est-ce que je peux ?
Entourer de ma peau ton joyau de platine,
Je l'ai vu qui palpite sur le bord du chemin,
Je l'ai vu qui palpite sur le bord du chemin,
C'est vrai... c'est pourtant vrai... c'est vrai... c'est pourtant vrai... c'est vrai... c'est pourtant vrai...
Le caveau est immense,
Même la pierre a bondi,
Elle veut se mesurer aux planètes, à la voûte,
Elle peut donner des cours d'une autre architecture building,
Tu l'as vu mon éclat,
Il est du au hasard,
Enfin on dit comme çà,
Ma forme était connue depuis la nuit des temps,
Je parle de maintenant, ici et maintenant,
Allez, allez, salut cousin,
Bonjour à tes nuages,
Un cortège se met en route,
Une kyrielle d'assassins,
Tous insectes de proie,
Ils marchent, ils avancent,
Ils signent du bout des lèvres leur projet pour le siècle,
Oublient les yeux crevés.
ALERTE, ALERTE !
Tous aux abris,
Aux quatre ventres chauds qui te protégeront,
Retourne chez ta mère,
Ta mère,
Ta mère,
Ta mère était blonde,
Blonde comme les blés,
Elle laissait s'écouler des trésors de chaleur de la chair de sa voix,
A moins qu'elle n'ai été demi-princesse indienne,
Te faisant boire la nuit,
Des breuvages cuivrés comme une peau d'iguane,
Et approche tes lèvres... approche... approche tes lèvres... approche... approche tes lèvres...
Approche,
Plonge,
Redis-moi d'où tu viens,
S'écoule au fond du puit le remède ancestral,
Où l'on n'existe pas,
Ou l'on peut tout saisir dans le feu d'un éclair,
Dans les demi clins d'½il,
Et claque ton étendard au vent et chuuuut...
On le garde au secret,
Avale ta langue... maintenant !
On te saisira tout, huissiers, corbeaux, vautours, charognards, tortabess ( ? ), identité, police,
Le milliard de pétales de roses blanches disposé,
Délicat,
Sous nos petits pas, monstres,
Et me nage,
Puis m'énerve...
Me suis couché,
M'étends,
L'onde parcours mon flanc,
La marche du serpent peut reprendre ses droits,
ALERTE ! ALERTE ROUGE ! ALERTE !
Pourquoi rouge d'ailleurs ?
A-t-on jamais vu des alertes bleu ciel ?
Et le crétin céleste enveloppé dans le cosmos a flotté dans l'éther,
Pénard,
Troué l'azur,
ET MERDE !
Avions fusées en chasse,
Cà pouvait pas durer,
Zèbres acier sans savanes,
Aux sanglantes parures,
Striant la toile et cravache,
Silence,
En bas le sol crevé...en bas le sol crevé... en bas le sol crevé...
En bas le sol crevé,
Offrant sa panse intime à la morsure du ciel,
ALERTE ! ALERTE !
Paraît qu'on est des anges au paradis des octaves,
Qu'on peut gravir facile,
C'est question d'entraînement,
C'est pas pour les potiches,
Sale petite peste,
Pudding,
C½ur bouilli,
Sauce anglaise à la menthe,
Il faudra qu'on t'enseigne l'esquive frontale,
Une muleta blême,
Qui se rêve immobile.
Qu'est-ce qu'y a ?
Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ?
Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ?
Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Bah ouais...
Bah, qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Alors, ces anges-là,
Alors, ces angelots de la muerte câline,
Se désolidarisent,
Sont engins du désastre,
Harnachés corps et âmes,
Sur leurs armures brillantes,
On peut voir le reflet de nos pauvres carcasses au regard qui s'affaisse,
Oc tac ! Pitié, je n'ai pas...tu sais...pourquoi...souviens-tu...moi aussi j'aurai...on n'y peut...mais bien sûr...j'y vais...d'accord...donc...rassemble-moi...puzzle,
Débris d'éclaboussure,
SOLE MIO !
Raclure,
On a droit au repos à la fin oui ou non ?
Tu perds ta langue, enfant ?
Tu as perdu ta langue ?
Je connais des collines qui s'imaginent reines,
Reines sur l'opéra des orages féminins,
Et tu peux doucement poser ta tête nue,
Sur leurs courbes de pins,
De joie et de misère,
Je connais des collines qui s'imaginent reines,
Reines sur l'opéra des orages féminins,
Et tu peux doucement poser ta tête nue,
Sur leurs courbes de pins,
De joie et de misère,
Ces morsures de poussière,
Mais poussière accueillante,
Des tissus élastiques,
De la chair de printemps,
Un carrousel vibrant sur un axe impétueux,
C'est tout dit !
Le sang mélangé,
C'est tout dit !
Au son des astres morts,
C'est tout dit !
Le sang mélangé,
C'est tout dit !
Prenez-nous pour des cons,
Prenez-nous pour des chiens,
Continuez,
Ne vous gênez pas,
En un mois de pause, les idées fusent...et j'esculpe ma flema !